L’art du macramé : origines et techniques de base

Le macramé a connu un âge d’or dans les intérieurs des années 1970 avant de revenir en grâce ces dernières années, porté par le goût pour les matières naturelles et le fait-main. Retour sur une technique ancienne, entièrement fondée sur le nouage du fil.
Une technique plusieurs fois millénaire
Le mot « macramé » viendrait de l’arabe miqrama, désignant un tissu à franges nouées. La technique se retrouve dans de nombreuses traditions textiles, des marins qui nouaient leurs cordages pour décorer les bateaux aux artisans qui ornaient bordures de tissus et franges de rideaux. Contrairement au tissage, le macramé ne nécessite ni métier ni navette : tout se joue avec les doigts, un fil, et de la patience.
Les nœuds de base
Deux nœuds suffisent à réaliser l’essentiel des motifs : le nœud plat (ou « square knot »), qui crée une torsade régulière, et le nœud de cabestan, utilisé pour fixer les fils à une structure ou créer des rangées horizontales. À partir de ces deux gestes simples, répétés et combinés, naissent des motifs en losange, en vague ou en dentelle.
Le choix du fil
La matière change tout le rendu d’une pièce. Un coton recyclé, comme celui que nous utilisons pour nos suspensions murales, donne une texture mate et légèrement irrégulière, très différente d’une corde de coton peigné neuve, plus lisse et régulière. Le diamètre du fil influence aussi le résultat : un fil épais convient aux motifs graphiques et rapides, un fil fin permet des détails plus fins mais demande beaucoup plus de temps de nouage.
Compter le temps de fabrication
Une suspension murale de taille moyenne, comme notre modèle « Cascade », représente entre six et huit heures de nouage pour une noueuse expérimentée. C’est ce temps de fabrication, difficilement compressible, qui explique l’écart de prix avec une pièce imprimée ou tissée en usine.
- Nœud plat et nœud de cabestan : la base de tous les motifs
- Le choix du fil détermine la texture finale
- Comptez plusieurs heures de nouage pour une pièce moyenne
Nos suspensions sont réalisées par un collectif de noueuses installées dans les Cévennes, qui travaillent principalement le coton recyclé pour limiter l’impact de la matière première.
